Olivier Gilgean est depuis quelques temps un photographe et un personnage incontournable du Namurois.

Enjoué et avec le regard curieux d’un gamin que rien ne peut stopper dans sa quête de nouveaux horizons, Olivier a toujours eu besoin de sentir, de comprendre comment les gens fonctionnent pour réaliser ses photographies noir et blanc. Sa passion, c’est l’image, le cliché mais sans que ce ne soit jamais… cliché, avec un regard, une patte.

Gilgean n’a pas de quota à respecter. Et son appareil photo, il le dégaine quand il en sent l’envie. Le résultat en est toujours inattendu : provocateur, témoin discret d’endroits oubliés ou portraits de véritables « gueules » martelées par la vie. Inattendu mais toujours à la hauteur de la noblesse que peut avoir une photo et rempli de sentiments qui ne laissent jamais indifférent.

Olivier ne se dit pas artiste, il se dit rêveur, et ses rêveries, il aime les partager. Un article d’un jeune journaliste dans L’Avenir, reprenait son parcours : « «Un jour, un prof m’a dit: t’es nul en Français, mais t’as pas besoin de parler ou d’écrire, on voit tes dessins, tes photos. Ca remplace la langue. » L’homme qui aime Van Gogh, les primitifs flamands, a toujours cadré trop serré, au désespoir de ses profs, qui plus tard lui diront: «Maintenant, on peut le dire, tu cadrais serré mais c’était bien. »

Cadrer serré, au plus près de l’humain ou de la trace d’humanité que peuvent laisser certains objets, voilà ce qu’aime Olivier Gilgean. Et c’est sans doute pour cela qu’on l’aime aussi.