A l’école primaire, Jocelyne rêve, regarde par la fenêtre, baîlle aux corneilles alors que Napoléon échoue à la craie sur le tableau noir.

Jocelyne n’écoute pas les tambours de la guerre, elle crayonne et gribouille, dessine des chevaux, des oiseaux, la vie s’amorce…

Les études se poursuivent sans conviction, s’abandonnent avec le goût de la liberté.

Départ en Afrique, et là, à dos de cheval en brousse, découverte de la nature, des animaux, des oiseaux, des couleurs, des odeurs, les sens revivent enfin.

Le sens de la vie devient un coucher de soleil mirobolant, des chevaux galopant de feuilles en feuilles, au crayon, à l’encre, les oiseaux trempent leurs plumes dans l’aquarelle.

La vie cogne, tire et tape, mais le trait tient la route, le trait qui grave le cuivre et le bois… et du bois au papier mâché il n’y a qu’un pas qui est franchi…et la forme vient, forme d’oiseaux, drôles d’oiseaux, gentils, drôles, méchants, nobles ou ridicules, comme l’homme…

Oiseaux parés de couleurs, couleurs à l’encre, oiseaux parés de gravures sur bois, c’est devenu un tout, un tout qui commence et qui n’a pas de fin…