Dessin, encre

Blanmont

010.65.92.52

 

Lorsqu’on fait pivoter la pointe du crayon en l’inclinant, finie la corvée du taille-crayon : elle s’aiguise d’elle-même. En la laissant glisser sur le flanc, le trait s’étale et s’étire comme les volutes du fusain ou d’une fumée de cigarette. Quand je devins « navetteur » pour des raisons professionnelles, je m’achetai un carnet de croquis et me mis à explorer les innombrables allures du crayon léger et passe-partout, par ennui dans le train, entre les cours, en vacances, dans le jardin. Les gris et le noir deviennent rapidement une matière et le crayon se libère de son rôle d’instrument de brouillon, d’esquisse.